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Et nous n'aimons pas non
plus...
Les problèmes techniques sur le
bateau qui nous stressent et tendent l'ambiance,
Attendre pendant des jours et des jours la pièce qu'on se fait envoyer
d'Europe, pour des problèmes de douanes, de poste, de week-end....
La difficulté, voire l'impossibilité, de trouver ce dont on en a
besoin (surtout en ce qui concerne les pièces et le matériel) dans les
endroits où nous nous trouvons,
Les périodes trop prolongées de fort vent au mouillage,
Les mouillages où il y a beaucoup de bateaux,
L'ambiance qu'il y a dans les mouillages où il y a beaucoup de bateaux,
Parler bateau avec les autres gens de bateau : un peu comme des
collègues de boulot qui parlent beaucoup de boulot quand ils se
voient en dehors de leur travail, les plaisanciers aiment aussi parler de
leur "boulot"à eux,
Les côtes au vent des îles que nous visitons qui sont constellées de
bouteilles, de chaussures, de frigos, de caddies,... et autres résidus
de notre belle civilisation moderne,
Bref, voyager en famille n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît. Les
relations entre les parents ou entre les parents et les enfants sont
parfois temporairement tendues et difficiles. Mais il y a un point sur
lequel tout le monde se rejoint, à propos duquel nous sommes tous
d'accord. On aime ce qu'on fait. En ce qui concerne les adultes, je le
sais car on en discute souvent avec Pascale. Elle comme moi, on veut
surmonter toutes ces difficultés pour continuer parce que ce que nous
faisons nous plaît vraiment, malgré tout ce dont on parle dans cette
rubrique. En ce qui concerne les enfants, je le sais aussi depuis le
jour où je me suis fortement énervé contre eux à Bonaire, suite à une
matinée de n'importe quoi. N'importe quoi à l'école, le bordel partout
sur le bateau, des chamailleries et des bêtises à table, bref des choses
dont on a l'habitude mais qui quand elles sont réunies sur une courte
période font péter un plomb. Et c'est ce qui s'est passé. A midi, à
table, je pète un plomb et je pousse une énorme gueulante. Je dis : "OK,
les enfants ! Puisque c'est comme ça, puisque vous ne faites aucun
effort, c'est fini ! On va mettre le bateau à la marina, on va marquer
"à vendre" dessus, je vais dans une agence, je prends 6 allers simples
pour la France, c'est fini, on rentre, j'en ai marre !" Et à ces mots,
au même instant, les 4, du plus petit au plus grand, se mettent à
pleurer, ou plutôt à hurler, comme ni Pascale ni moi ne les avions vu
faire avant. Là-dessus, mise au point, promesse (oubliée depuis) de
faire des efforts, et retour sur sa décision du capitaine au grand
soulagement de tout le monde. Il n'était bien sûr dans mon intention de
passer à l'acte, je voulais simplement créer un électrochoc chez les
enfants afin qu'ils réalisent qu'il était nécessaire qu'ils se prennent
en main. Là-dessus, échec total. Dès le lendemain, les belles promesses,
ainsi que je le dis plus haut, étaient déjà oubliées. Par contre, grâce
à cette grosse gueulante, nous savons maintenant que nos enfants aiment
aussi ce voyage et pas seulement pour suivre leurs parents.
Il y a en fait trois voyages dans notre voyage : il y a bien sûr celui
auquel tout le monde pense de prime abord, celui qui nous fait découvrir
différents pays, différentes populations, différentes cultures, il y a
aussi un voyage intrafamilial qui nous conduit à redécouvrir et à mieux
connaître les autres membres de la tribu, et il
y a enfin un voyage intérieur que chacun de nous est en train de
réaliser à sa façon (ça va plus vite pour certains que pour d'autres)
sur la voie de la sagesse, de la patience et de la compréhension des
autres. J'ai du mal à déterminer lequel est le plus important....
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LE REVERS DE LA
MÉDAILLE |
Nous
n'aimons pas ....
nous engueuler à longueur de temps
Nous n'aimons pas ....
nous énerver sur les enfants
Nous n'aimons pas ...
le Cned
NOUS N'AIMONS PAS ...
NE PAS AVOIR DE TEMPS POUR NOUS
Et nous n'aimons pas
non plus...
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