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24h/24 sans possibilités de soulager les tensions en
relâchant quelques soupapes engendrent bien des tensions.
Nos engueulades ont donc pris une nouvelle dimension par rapport à ce
qu'elles étaient à terre, aussi bien au
niveau de leurs fréquences que de leurs intensités et de leurs conséquences.
- Leur fréquence : Sur un
bateau, les motifs de tensions sont nombreux et variés. Les enfants par
exemple quand ils crient, se chamaillent, ne rangent rien, ou ne
travaillent pas bien, sont régulièrement à la base de tensions se
terminant par une dispute entre les parents. Les options de
navigation aussi sont fréquemment responsables de frictions. Les moments
où nous connaissons des problèmes techniques sur le bateau sont
également des périodes difficiles pour notre couple, le capitaine étant
alors imbuvable. Nos petits défauts (on en a tous) sont devenus source
de récriminations permanentes, quand nos qualités, bien plus nombreuses
que nos défauts (bien sûr) passent maintenant inaperçues. Tout ça
pour dire qu'il y a tellement de possibilités de tensions, qu'une
journée sans engueulade est une victoire sur nous-même. On s'engueule à
propos de tout et de rien. Les motifs de nos disputes sont souvent beyond the ridiculous !
- Leur intensité : Leur niveau sonore est nettement plus élevé qu'avant
et c'est d'autant plus regrettable que les enfants entendent tout. Mais
comme je l'ai déjà écrit quelque part ailleurs dans ce site, ils savent faire
la part des choses et je pense que cela ne les perturbe pas trop.
- Leur conséquence : A terre, quand nous nous disputions, ça montait
très vite, ça pétait, et ça redescendait tout aussi vite. Aujourd'hui, il arrive que cela soit encore comme ça,
mais cela devient plus rare. Il nous est arrivé de nous faire la gueule
des jours entiers et cela ne nous était jamais arrivé avant. Résultats :
des moments de moral à zéro et des périodes de doute sur la pérennité de
notre projet, voire même, dans les moments les plus graves, des
interrogations sur notre envie de continuer le voyage et notre vie
ensemble.
On a beau se dire que c'est complètement idiot de se pourrir la vie
quand on a tout pour être heureux, on a beau se jurer qu'à partir de
maintenant c'est fini, qu'on va contrôler ses accès d'énervement quelles qu'en
soient les raisons, il y a toujours un moment où ça re-dérape et boum.
Mais on tient bon ... Même si on se dispute toujours, nos engueulades
s'espacent sensiblement et les discussions sont moins emportées, plus
posées.
Nous ne sommes pas seuls à avoir ce genre de problème. Il faut savoir
que nombre de voyages au long cours s'arrêtent aux Antilles car
les couples ne s'entendent plus. Et quand on met le sujet sur le tapis
lors des discussions de soirées que nous passons avec d'autres bateaux,
on se rend compte que c'est une préoccupation majeure, et souvent
taboue, d'un grand nombre de bateaux voyageant en couple ou en famille.
Et tout le monde est d'accord sur la responsable : la promiscuité,
toujours la promiscuité...
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LE REVERS DE LA
MÉDAILLE |
Nous
n'aimons pas ....
nous engueuler à longueur de temps
Nous n'aimons pas ....
nous énerver sur les enfants
Nous n'aimons pas ...
le Cned
NOUS N'AIMONS PAS ...
NE PAS AVOIR DE TEMPS POUR NOUS
Et nous n'aimons pas
non plus...
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