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SANTIAGO DE CUBA 7 - 14 janvier 2007 (Patrick) Le 5 janvier 2007, c’est le départ pour Cuba, étape majeure et très attendue de notre périple. Selon le guide, Cuba est « une île qui plaira à qui aime sortir des sentiers battus, connaître la nature dans sa virginité et vivre de l’abondance de la mer. Comme à ceux qui veulent plonger dans une société incroyablement amicale et riche, culturellement parlant, qui a connu l’une des grandes expériences sociales de ce siècle ». Nous voulons voir cette grande nation « communiste » avant qu’elle ne s’ouvre aux bienfaits et aux vicissitudes de l’économie de marché. Nous voulons sentir ce pays chargé d’histoire, apprécier la gentillesse légendaire de ces habitants, partager la richesse de leur culture et de leurs traditions. Nous voulons nous promener dans ses villes en voie de délabrement, y découvrir les merveilles d’architecture coloniale qu’elles recèlent. Mais nous désirons aussi connaître sa nature encore sauvage et intacte, explorer les récifs qui bordent l’essentiel de sa côte et qui sont, paraît-il, parmi les plus beaux des Caraïbes, explorer quelques-unes des 4000 îles ou îlots qui égrainent ses 3000 milles de côtes. Cuba nous attire aussi par sa fabuleuse réputation en ce qui concerne la pêche : de nombreuses espèces de poissons y abondent et, quant aux langoustes, on n’en voit, paraît-il, nulle part ailleurs autant, ni d’une telle taille. Et même les tracasseries administratives et bureaucratiques promises par tous les plaisanciers qui sont déjà passés par ici ne nous font pas peur. Je dirais même qu’on attend de les subir avec curiosité. Bref, sur le papier, Cuba a tout pour nous plaire. Cuba, pour nous, commence par Santiago de Cuba, troisième ville du pays et l’une des rares marinas internationales de la côte Sud où les voiliers et leurs occupants ont la possibilité de faire leur entrée dans ce pays très surveillé. C’est aussi là que Racamel, pote d’études, de foot (le surnom Racamel vient de là, le zigue a une frappe de balle de mule qui lui permet d’envoyer des caramels sur les coups de pieds arrêtés), et de bringue, nous rejoindra le 13 janvier pour passer 15 jours avec nous. La navigation depuis l’Île à Vache n’a pas été très facile. Beaucoup de travail de réglage des voiles pour le capitaine car le vent n’a pas cessé de varier en direction et en intensité perturbé par les caps et les montagnes des deux grandes îles que sont Hispaniola (l’île d’Haïti et de la république de St-Domingue) et Cuba. Entre Haïti et Cuba, le vent tombera même complètement nous obligeant à mettre les moteurs une paire d’heures. |
Récits |
2010 |
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L'entrée de la baie de Santiago de Cuba |
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