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LA REMONTéE DU RIO
DULCE 9 - 22 mars 2007
(Pascale)
Adieu Cuba
Après Cuba, sur notre calendrier de voyage, il y a marqué Guatemala, Rio
Dulce. Ce sont des suisses que nous avons rencontrés à Bonaire qui nous
ont donné envie d’aller tremper quelques temps nos coques dans les eaux
douces du Rio Dulce, du Golfete et du Lac Izabal. Lors d’un apéro
dînatoire sur Romance, le bateau de notre ami texan (mais anti-Bush)
Michael, Christopher, suisse allemand en voyage depuis plus d’une
décennie avec sa femme et son fils, avait des trémolos dans la voie
quand il nous a parlé pendant des heures de son passage prolongé au
Guatemala. Les renseignements que nous avons pris depuis sur ce pays
relativement inconnu de nous à l’époque n’ont fait que renforcer l’envie
qui nous avait saisie ce soir-là de visiter ce pays. Selon les guides,
le Guatemala possède de nombreux atouts. Entre autres arguments, les
temples mayas y sont nombreux (le Guatemala était, en effet, le centre
géographique de cette civilisation), la forêt équatoriale y est bien
conservée, au moins dans la grande partie nord du pays, et on y trouve
des volcans en pleine activité…
Et de plus, si on n’a pas peur de racler
ses coques sur le fond des Rios peu profonds qui pénètrent loin à
l’intérieur du pays, il est même possible, comme l’ont fait certains des
bateaux qui nous ont précédés, de rentrer profondément dans la forêt
tropicale avec son bateau, en empruntant un des nombreux affluents qui
se jettent dans le Lac Izabal. Je ne sais pas si on tentera cette
aventure-là, on n’aime pas trop que la Casa touche le fond, mais cette
perspective est tentante.
Après un départ houleux de Cuba,
et pas à cause de la houle, nous mettons le Cap sur le Guatemala. On
installe la ligne de traîne dès la sortie de la baie de Maria la Gorda,
et pas plus tôt déroulée, un poisson tire : c’est un barracuda qui a la
bonne idée de se détacher avant de se faire remonter sur la jupe
arrière. Tant mieux, on n’est pas très friands des barracudas, on
devient difficiles. Première nuit avec peu de vent sous screetcher
uniquement. Quand il n’y a pas beaucoup de vent, on n’aime pas mettre la
grand-voile. ça bat dans
tous les sens, ça fait du bruit, et on souffre avec le gréement à chaque
embardée. Avec le screetcher, au moins ça se passe dans la douceur. On
ne fait pas trop le bon cap au début (on va plein sud au lieu de faire
les 210 ° du cap direct), mais c’est le seul moyen pour avancer un peu
(3,5 – 4 nœuds) sans mettre le moteur. Superbe lever de lune autour
d’une heure du matin qui agrémente joliment mon quart de nuit.
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