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ISLAS SAN BLAS : Rencontre avec les Kunas 19 novembre - 12 décembre 2007 (Patrick) Coques enfin propres, nous quittons l’archipel des Rosarios au petit matin du 18 novembre. Prudemment car nous n’avons pas de cartes de ces îles, et car l’eau n’est pas très claire. Avec Pascale devant pour essayer de localiser les patates, on s’en sort bien et assez rapidement on est au large, loin de tous dangers. Pleins de bonne volonté, on commence à la voile, mais le peu de vent et la houle ont rapidement raison de notre opiniâtreté, et le bruit du moteur vient assez vite remplacer celui de la grand-voile qui bat dans tous les sens. Le reste de notre navigation est du même acabit, alternance de moteur et de voiles que l’on déploie dés qu’une petite brise se lève. Nous retournons aux San Blas, plus précisément dans la partie Sud-Est des San Blas, là où peu de voiliers se rendent à cause de l’absence de cartes précises, et à cause aussi du manque de transparence de l’eau. S’étendant de Puerto Obaldia, à la frontière Colombienne, jusqu’à la Punta de San Blas vers l’Ouest, le territoire autonome de Kuna Yala, ou Commarca de San Blas, est une bande côtière de 230 km qui s’étend sur quelques 320 000 Ha. A terre, c’est une zone de collines recouvertes par la forêt humide équatoriale. Au large, ce sont plus de 350 îles coralliennes, toutes plus belles les unes que les autres, et dont nous avons déjà pu apprécier la beauté immaculée pour y avoir passé plus d’un mois en septembre dernier. Mais les San Blas, c’est aussi le territoire des indiens Kunas, l’autre trésor de ce paradis perdu. Ce petit peuple de fiers indiens (50 000 environ aujourd’hui, mais ils étaient bien sûr bien plus nombreux il y a quelques centaines d’années), qui a su résister à 5 siècles d’invasions diverses ainsi qu’au prosélytisme des diverses religions et sectes, est le seul peuple d’amérindiens à avoir conquis une véritable autonomie de son territoire, et les moyens de préserver ses cultures et traditions. Nous ne pouvons pas passer dans le coin sans aller à la rencontre d’une population qui a réussi un exploit d’une telle dimension. Et pour arriver à nos fins nous avons un plan très simple. Nous allons remonter le territoire d’Est en Ouest en nous arrêtant dans les villages, et en espérant y nouer des relations avec les habitants.
Puerto Obaldia, la porte de Panama
et des San Blas
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Récits |
2010 |
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Le bureau de l'autorité maritime de Puerto Obaldia |
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