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ISLAS JICARON, COIBA et UVA 23 février - 4 mars 2008 (Pascale) En ce samedi 23 février, c’est avec une certaine allégresse que nous remontons une patte d’oie verte d’algues et un début de chaîne qui l’est tout autant. Ça y est, on va enfin quitter Panama City, arrêter de dépenser de l’argent, arrêter de rouler au mouillage, et voir enfin de nouveaux horizons. C’est bon pour un moral un peu entamé par les pépins que nous avons accumulés ici (problèmes techniques et bras cassé de Carla). Chantal et Didier de Sea-Lance, que nous venons de retrouver, sont venus nous dire au revoir. On fait un petit tour du mouillage, histoire de saluer Christina, Manu et la petit Luna de Flam, et Isabelle, Arnaud et Titouan de Rémi 2. Titouan qui entend pour la dernière fois avant longtemps le traditionnel « Oh ! Titouan ! » que lui lance Patrick à chaque fois qu’il le voit. On se donne rendez-vous en Polynésie. Pour l’heure, notre prochaine destination, au bout de 40 h de navigation environ, c’est l’Isla Jicaron, une petite île du Panama réputée pour sa beauté terrestre et sous-marine. C’est un bon vent qui nous emporte au loin, génois tangonné et grand-voile en ciseaux. Nous filons entre 7 et 8 noeuds. Tout va bien. Ça bouge juste un peu, on reporte la séance cinéma pour le lendemain. Pourtant, on vient d’entamer la série 24 h, ça n’a pas l’air mal, et on est tous en attente fébrile de la suite. La nuit est bonne, changement de cap au changement de quart, un bon timing. En début de matinée, nous avons la visite furtive de deux dauphins, nos premiers du Pacifique. A mon réveil, vers 11 h, Patrick m’annonce les mauvaises nouvelles. La cosse de l’alternateur bâbord a encore lâché (c’est la troisième fois, il sait réparer), et, le plus inquiétant, c’est que de la fumée s’est échappée du moteur tribord, et il craint le pire. Ça partait bien, mais là, pour le coup, ça ne va plus trop. En plus, on a eu deux touches à la traîne mais rien au bout. Patrick va réparer l’alternateur bâbord. Le vent est tombé, on n’avance plus et tant qu’à faire du moteur, autant que ça charge. Il nous faut de l’électricité à bord. Côté tribord, il fait la vidange, histoire de vérifier que le moteur n’a pas serré à cause d’un problème d’huile. Le moteur marche bien c'est l’alternateur, en fait, qui ne marche plus. C’est lui qui a cramé et qui est responsable de la fumée. Patrick est soulagé, c’est quand même moins grave, mais nous sommes un peu déprimés. A peine sortis de nos problèmes électroniques de Panama City, on replonge aussi sec dans des problèmes mécaniques. Même le joli thon de 60 cm pour 3.5 kg que nous pêchons ne nous remonte pas le moral. Il faut attendre le troisième épisode de 24 h pour oublier, un temps, nos problèmes. Léo fait un quart, |
Récits |
2008 |
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Coucher de soleil sur mer calme |
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