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Personnellement, je me force à aller à l’eau et je découvre avec bonheur mes premiers poissons-clowns du voyage, dans leurs anémones. L’eau n’est pas super claire, mais les patates sont poissonneuses, on voit des raies, et je découvre même une porcelaine tigris.  C’est plutôt prometteur.

Balade en terre de « marae »
Bien que nos troupes ne soient pas en pleine forme, nous décidons de jouer les parfaits touristes et d’aller voir les nombreux « marae » présents dans cette partie Nord de Huahine. Pour cela, nous remontons  en annexe un étroit bras de mer qui sépare les motus de l’île principale. Nous laissons l’annexe près d’un pont reliant l’île à un motu et nous continuons à pied jusqu’au village de Maeva.  Les « marae » sont des constructions de pierres (pierre basaltique ou morceau de corail), de forme rectangulaire, comprenant des dallages et des pierres dressées, le tout sans utilisation de mortier. Ils avaient pour vocation d’être un lieu de culte. Ils étaient privés (en fonction du rang social) ou publics. Certains étaient plantés de genre de totems en bois signes des gardiens des ancêtres.  C’est le patrimoine culturel des polynésiens. Patrick est le seul de la famille à ne pas avoir encore vu de  « «marae ». Avec les enfants, nous en avons vu à Vairao et à Moorea. Patrick est déçu. Comme vestige archéologique, il a vu mieux. C’est vrai que c’est assez sommaire. Nous ne ressentons pas de vive émotion face à ces vestiges, alors que nous nous sommes sentis envoutés à la vue des temples mayas, par exemple où on ressentait la spiritualité de ces lieux antiques. Mais la visite est quand même intéressante si on prend le temps de lire l’histoire des lieux.

Nous poursuivons la balade dans la colline de Matairea. Nous marchons entre les pieds de vanille, suivant un sentier qui nous mène dans la forêt, à la découverte des impressionnants banians, ces arbres qui ont des branches tombantes qui prennent racine, et à la rencontre d’autres « marae ». Pour une fan (comme moi) des arbres en général et des emberlificotés  en particulier ou avec de beaux troncs, c’est super. Fiona trouve des petites graines bicolores (rouges et noires) dont nous faisons provision.

Sur la route du retour, nous franchissons le pont pour aller sur le motu, où il y a un des rares « marae » à deux étages, de taille plus impressionnante que ceux que nous venons de voir. Nous poussons jusqu’à la plage, très ventée car il fait toujours 25 nœuds de vent dehors. Nous nous installons sous les cocotiers pour pique-niquer.

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