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Liste des nouveautés depuis la mise à jour du 6/02/2010:
- Les récits :
Rose Island, Niuatoputapu,
Viti Levu, Vanua Levu,
Exploring Isles
- Les photos : Vanua
Levu, le retour,
Vanua Balavu
- Le parcours s'est arrêté aux
Fiji, un peu plus longtemps que prévu.
Dernières news:
Suva, Fiji, le 2/08/2010 : 6 mois et un cyclone après...
Nous nous sommes trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, ce qui
fait que nous avons un petit peu souffert du cyclone Tomas, catégorie
4/5, dans les Lau Islands. C'est un coup dur pour notre voyage, notre
bateau et nos vies. Nous avons fait face, lutté et rendu les armes.
Aujourd'hui, nous sommes dans l'étape de la reconstruction, longue mais
qui va nous permettre de repartir vers de nouveaux horizons.
Avant Tomas, nous avons eu encore
des moments splendides dans ses magnifiques îles des Lau Islands. Vanua
Balavu encore, aux Exploring Isles et Katafanga, que nous avons bien
aimé. Malheureusement, nous avons perdu toutes nos photos. Il y aura
donc quelques trous dans notre rubrique.
Nous nous sommes faits avoir par les prévisions météo, il est toujours
difficile de prévoir les déplacements d'un cyclone de cette envergure.
Comble de malchance, il a pris son temps pour passer, ce qui n'a rien
arrangé. 30 à 40 nds pendant les deux jours précédents le cyclone et 20
h de vents des plus violents, à plus de 100 nds de moyenne. Nous étions
à l'Est de l'oeil et nous n'avons connu aucun répit.
Nous avons tout eu, ou à peu près: amarres qui lâchent, corps mort qui
casse, moteurs qui chauffent car des bouts ou des lianes se sont pris
dans les hélices, ancre qui lâche. Nous n'avons pas eu beaucoup
d'options au final, à part les falaise s rocheuses de la baie de Bavatu.
Tomas n'a pas été très médiatisé par rapport à son compère Ului qui a
touché l'Australie (nous, nous avons été médiatisés en revanche, aux Fiji). Les Lau
Islands ne comptent pas assez d'habitants pour faire le coeur de
l'actualité internationale. Pourtant, les dégâts sont nombreux et les
paysages saccagés. Ces îles n'avaient pas connu de cyclone de cette
intensité depuis plus de 50 ans. Heureusement, ces populations sont
habituées à la précarité, à vivre de ce que la nature leur apporte et à
vivre avec les intempéries et souffrent moins de l'inconfort de ces
dommages. Une belle leçon de vie par rapport à nous, qui avons plein de
choses et qui ne savons pas vivre sans. Ce cyclone nous remet un peu à
notre place, la nature est encore pour l'instant la plus forte, au moins
dans cette partie du monde, malgré tout ce que nous lui faisons subir.
Le retour à l'écoute des actualités nous apprend que ce n'est pas le cas
partout, hélas.
Après Tomas,
nous avons vécu au coeur même du village de Bavatu, à la fijienne, sans
communication extérieure, une
sacrée expérience. Patrick a managé le bateau endommagé, avec le secours
de la famille Philp, que nous ne remercierons jamais assez pour toute
l'aide qu'elle nous a apportée et qu'elle continue à nous donner. Pascale et les enfants sont allés se
ressourcer en France, pendant la réparation du bateau. Puis c'est
Patrick qui s'est aussi envolé pour se changer un peu les idées, les
travaux, c'est moralement épuisant.
Il y a plein de choses à raconter,
mais le retard s'étant accumulé, nous préférons replacer les événements
par ordre chronologique. Encore un peu de patience pour la suite. Et,
comme le dit Tony Philp, nous avons connu naufrage, nous sommes à
présent de vrais marins...
Avant dernières news:
Savusavu, Fiji, le 6/02/2010 : Et oui, nous sommes toujours aux
Fiji, Carla oblige. A l'eau notre petit détour vers les Kiribati, la
Micronésie et la Papouasie. La veille prévue de notre départ vers ces
contrées exotiques, le jour de la dernière actualisation du présent site, Carla se cassait salement le bras, pour la quatrième fois en 4 ans...
Après l'évacuation sanitaire en urgence sur Nouméa, et la grosse opération
pour remettre le bras de notre grande en place et l'armer de trois broches,
s'est naturellement posée la question de la suite de notre périple. Et
il nous a fallu décider vite car la saison des cyclones, qui sévit ici
de mi-novembre à mi-avril, et qui interdit toute longue navigation
dans le secteur pendant ces mois-là, approchait à grand pas. Micronésie et Papouasie,
ainsi qu'on l'avait prévu ? A peu près exclu, à notre grand désarroi,
compte tenu de l'état de Carla et de la surveillance médicale que nous a
imposé
le chirurgien. Aller directement en Nouvelle-Calédonie ? Ce serait le
plus simple, mais ce serait aussi passer sur tous les trésors de ce
coin-ci du Pacifique Sud que nous n'avons pas encore eu le temps de
visiter et que nous ne visiterons pas pour des questions de direction
des vents dominants si nous déplaçons notre maison flottante en terre
kanak. Exclu aussi donc. La solution que nous avons donc choisie et bien
vous l'avez compris, c'est de passer la saison des cyclones aux Fiji,
d'où il est facile et pas trop cher de s'envoler pour Nouméa en cas de
problème médical. Et finalement on ne se plaint pas de cette décision !
Nous avons en effet élu résidence depuis le 15 décembre, et pour trois
mois encore, dans les Lau Islands, un magnifique chapelet d'îles
à une centaine de miles à l'Est des deux îles principales des Fiji que sont Viti Levu et Vanua
levu. En ce qui concerne les cyclones, nous louons une bouée "anti-cyclone" à Savusavu, où nous nous réfugions en cas d'alerte. Nous
y avons d'ailleurs subi le premier cyclone de la saison en décembre, qui
a été assez tranquille pour l'île du Nord, Vanua Levu, où se trouve Savusavu, mais
assez dévastateur pour l'île du Sud, Viti Levu.
Après ces deux mois et demi de marina et d'immobilité marine, quel
bonheur de repartir à la découverte ! Les Lau island sont pour la plupart
des îles inhabitées. Un véritable paradis pour les
robinsons ! Nous avons commencé par les Exploring Isles
où nous avons repéré un autre "trou à cyclone" où nous pourrons
aller nous réfugier si un cyclone menace. Ces îles hautes, avec leur myriade
d'îlots rongés à la base
par les marées et leur eau turquoise, nous ont offert leur hospitalité
pour les fêtes de fin d'année. La pêche y a été excellente, tant en poissons,
qu'en langoustes et en coquillages.
De là, nous avons fait un saut de puce vers les Kimbobo Islets, des
petites îles
sauvages et poissonneuses. La plage était une invite aux
coups de soleil, aux pique-niques et à la baignade. Nous y avons
eu la joie de voir notre première tortue pondre sur la
plage, par un bel après-midi de janvier. Quelques jours plus tard, nous
attendait une autre superbe escale sur un tout petit bout de terre, une
minuscule plage de sable blanc planté d'un seul et unique, mais
indispensable, cocotier, entouré d'un grand récif. Duff Reef. Les traces de tortues
fraîches nous ont indiqué où passer la nuit : sous la tente pour une
nuit d'observation de la ponte des grosses tortues marines. Enorme comme
expérience.
La plage se terminait par une langue de sable assez longue, balayée par
les vagues sur ses deux côtés. L' occasion pour les enfants de se faire
balloter
dans tous les sens par les
vagues, leur jeu préféré. Et sous l'eau, Duff Reef était tout aussi
épatant. On y a vu de nombreuses tortues bien sûr mais aussi un nombre
impressionnant de poissons divers et variés. Et pour finir, nous avons fait un saut à Wailagilala où nous avions
déjà fait une
journée de relâche à notre arrivée aux Fiji en août 2009. Magnifique petite île,
privée avons nous appris par le contremaître et les ouvriers qui y construisent un hôtel de luxe, mais
encore ouverte aux voiliers, pour le
moment en tout cas. Là aussi, la nature est sauvage et les fonds marins
magnifiques et poissonneux. Tout ce qu'on aime.
Et finalement nous revoilà à Savusavu, pour
des contraintes matérielles, à savoir le renvoi en France des
évaluations du Cned. On profite de cette escale pour mettre à jour le site, ce n'est pas du luxe. On
avitaille, et dès que le vent nous le permet, on repart dans les Lau ! A
plus et bon surf.
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