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Liste des nouveautés depuis la mise à jour du 21/08/2011:
- Les dernières photos: Départ des Fiji
- Les récits : Lami
LA CASA DELMARRE EST EN VENTE.
Nous contacter: les6delmarre@yahoo.fr
Dernières news:
Bazas (Gironde, France), le 09/01/2012
: « Mr Delmarre, j’entends bien que vous et votre famille êtes très
attachés à votre bateau, mais à un moment donné, l’affectif ne peut plus
avoir cours ! Soyez réaliste, vous n’avez pas les moyens de conserver
votre bateau. » En deux phrases, Mr Massie, l’expert-comptable qui nous
suit et nous conseille depuis 1995, met un terme définitif à notre
voyage en nous faisant prendre conscience qu’il faut que nous vendions
la Casa. Soyons honnête, on s’en doutait déjà bien longtemps avant qu’il
ne prenne l’initiative de nous en parler. Je dirais même qu’on le sait,
sans oser se l’avouer, depuis le jour où on a décidé d’arrêter notre
voyage. Mais on espérait pouvoir trouver une solution et on repoussait
chaque jour le moment d’en parler vraiment.
Donc voilà, aujourd’hui on y est, plus question de repousser la décision
à plus tard : la Casa est à la vente. S’il y a des personnes intéressées
parmi nos lecteurs, elles peuvent nous joindre sur
les6delmarre@yahoo.fr
pour plus d’infos. La mort dans l’âme, nous sommes en ce moment en train
de prendre contact avec les brokers australiens afin de mettre la Casa
dans leurs listings. Dès la fin de la saison des cyclones, c'est-à-dire
dès le 30 avril, le capitaine prévoit de rejoindre les Fiji pour le
convoyage à destination de Sydney (ce qui n’est pas pour lui déplaire ,
avis aux amateurs…).
A part ça, la vie à Bazas suit son cours, avec des hauts et des bas. Les
hauts sont plutôt pour les enfants qui sont tous sont parfaitement
intégrés dans leur nouvelle vie et qui sont tous les 4 dans les premiers
de leurs classes, preuve qu’effectivement le CNED est une très bonne
école. Les bas sont plutôt pour les parents qui galèrent pour trouver du
boulot, qui découvrent que l’argent leur file entre les doigts, et qu’il
va falloir trouver très vite une solution pour nourrir et habiller tout
ce petit monde… Après le pain blanc de la vie de bateau, le pain noir du
retour sur terre !
Avant dernières
news:
Bazas (Gironde, France), le 21/08/2011 : Oui, vous avez bien lu,
c'est de Bazas en Gironde que nous vous donnons de nos nouvelles, après
7 mois de long silence. Et nous ne sommes malheureusement pas en
vacances ... mais bel et bien de retour à la vie terrienne. En France
déjà depuis trois mois, nous commençons à peine à prendre nos marques,
il faut dire que rien n'est facile dans notre "douce" France, surtout
pour des gens qui ont disparu des tablettes pendant 6 longues années et
qui n'ont ni adresse ni boulot. Mais, on y arrive petit à petit, les
enfants sont inscrits à l'école, on a acheté une voiture, on a trouvé
une location dans le sud-Gironde. Ne reste plus qu'à trouver un... euh,
comment on dit déjà ? Ah oui, un boulot !
Les contingences de la vie "normale" nous ont donc rattrapés, c'est
comme ça qu'on dit, plus possible de faire semblant de les ignorer.
Notre grand Léo a seize maintenant, et continuer à le priver de tout ce
qui fait la vie d'un ado, à savoir l'école avec d'autres, mais aussi les
filles, les potes, et tout ce qui va avec, aurait relevé de
l'inconséquence égoïste. Les enfants ne doivent pas pâtir des rêves de
leurs parents. Léo ne s'est jamais plaint de quoi que ce soit, bien au
contraire, mais c'est parce qu'il ne connaît rien d'autre que la vie de
bateau et les îles perdues. Et le problème qui se pose aujourd'hui pour
Léo, se posera pour Carla, notre deuxième, dans une paire d'année, puis
pour Fiona, notre troisième, dans 4 ans, puis pour Nathan, notre
quatrième, dans 6 ans. Quand on fait les comptes, ça fait qu'on est
scotchés pour une dizaine d'années au bas mot. Fallait pas faire 4
gosses.... (Joke). Nous avions bien d'abord pensé à la solution
intermédiaire qui aurait été de nous installer en Australie ou en
Nouvelle-Zélande pour y mettre les enfants à l'école, mais nous avons
rapidement déchanté dès que nous avons mis notre nez dans l'arsenal des
lois anti-immigrations de ces deux pays on ne peut plus accueillants
avec les étrangers. Et compris que la seule issue possible était le
retour au bercail. C'est la vie ! Mais n'allez pas croire que nous
sommes au fond du trou. Ce n'est pas notre genre. Bien sûr, on regrette
déjà un peu notre ancienne vie de nomades des mers, mais on ne se laisse
pas abattre. On attaque cette nouvelle étape de notre vie la tête
pleine de projets et le cœur plein d'énergie, d'entrain et d'espérance.
Et puis revenir au pays ne revêt pas que des mauvais côtés. Les
retrouvailles avec la famille, les copains et la bonne bouffe limitent
avec efficacité, pour l'instant en tout cas, les petits moments de
nostalgie. Et de toute façon, on sait déjà que dans une dizaine
d'années, une fois que notre petit dernier se débrouillera dans la vie
sans nous, on repartira, et là, no limit !
Voilà pour le scoop ! C'est un peu triste mais, bon, on a eu notre
tranche (et une grosse) et, comme on dit, toutes les bonnes choses ont
une fin.
Nos 4 derniers mois de vadrouille se sont passés comme dans un rêve. On
a terminé notre voyage par une sorte d'apothéose de robinsonnade. Après
le Nord des Lau Islands, l'an dernier, nous en avons visité le Sud qui
est un véritable concentré de tout ce que l'on adore dans la vie de
bateau : solitude absolue, mouillages calmes et idylliques, faune et
flore intactes, paysages grandioses et magnifiques. Et ce qui ne gâche
rien, pour la première fois depuis bien longtemps, le bricoleur en chef
a été au chômage technique pendant toute la période. Aucun pépin
technique pendant 4 mois, ça n'était jamais arrivé depuis le début du
voyage ! Seules les navigations ont été un peu difficiles avec
notamment 600 miles de prés avec des mauvais vents montants à 35 nœuds.
Mais comme à son habitude, la Casa n'a pas bronché. Bref, merci aux
dieux des navigateurs de nous avoir offert ces quatre magnifiques
derniers mois en guise d'au revoir.
Notre Casa est en ce moment à Vuda Point Marina, Fiji islands. La larme
à l'œil et la boule au ventre, nous l'avons confiée aux bons soins de
nos amis Sud-Africains Claude et Ronelle qui habitent à la marina, et qui
nous ont gentiment proposé de faire tourner les moteurs, de l'aérer et
de la nettoyer régulièrement. Merci à eux, on se sent quand même mieux
de la savoir accompagnée. Notre maison flottante va donc rester là le
temps de savoir la tournure que va prendre notre vie. On espère pouvoir
financièrement la garder. Pour des raisons sentimentales bien sûr, mais
aussi pour pouvoir continuer à naviguer dans ces endroits merveilleux
pendant nos vacances à venir. La partie n'est certes pas gagnée mais on
mettra tout en œuvre pour ne pas nous séparer de notre Casa qui nous a
donné tant de bonheur.
Voilà, notre belle aventure est terminée. C'est une autre aventure, la
réinsertion, qui se profile maintenant devant nous. Nous ne manquerons
pas de vous tenir au courant de nos progrès lors de nos prochaines
mises à jour. Contre les vents et marées de la vie trépidante qui nous
attendent dès la rentrée, nous allons en effet nous efforcer de terminer
tous les récits que nous avons en retard. Autrement dit, encore quelques
mois, voire plus ... mais vous avez l'habitude maintenant, n'est-ce-pas
?
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