Lacasadelmarre.com     Dernière mise à jour: 9 janvier 2012  
 

 

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Liste des nouveautés depuis la mise à jour du 21/08/2011:

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LA CASA DELMARRE EST EN VENTE.
Nous contacter: les6delmarre@yahoo.fr


Dernières news:
Bazas (Gironde, France), le 09/01/2012 : « Mr Delmarre, j’entends bien que vous et votre famille êtes très attachés à votre bateau, mais à un moment donné, l’affectif ne peut plus avoir cours ! Soyez réaliste, vous n’avez pas les moyens de conserver votre bateau. » En deux phrases, Mr Massie, l’expert-comptable qui nous suit et nous conseille depuis 1995, met un terme définitif à notre voyage en nous faisant prendre conscience qu’il faut que nous vendions la Casa. Soyons honnête, on s’en doutait déjà bien longtemps avant qu’il ne prenne l’initiative de nous en parler. Je dirais même qu’on le sait, sans oser se l’avouer, depuis le jour où on a décidé d’arrêter notre voyage. Mais on espérait pouvoir trouver une solution et on repoussait chaque jour le moment d’en parler vraiment.
Donc voilà, aujourd’hui on y est, plus question de repousser la décision à plus tard : la Casa est à la vente. S’il y a des personnes intéressées parmi nos lecteurs, elles peuvent nous joindre sur
les6delmarre@yahoo.fr pour plus d’infos. La mort dans l’âme, nous sommes en ce moment en train de prendre contact avec les brokers australiens afin de mettre la Casa dans leurs listings. Dès la fin de la saison des cyclones, c'est-à-dire dès le 30 avril, le capitaine prévoit de rejoindre les Fiji pour le convoyage à destination de Sydney (ce qui n’est pas pour lui déplaire , avis aux amateurs…).
A part ça, la vie à Bazas suit son cours, avec des hauts et des bas. Les hauts sont plutôt pour les enfants qui sont tous sont parfaitement intégrés dans leur nouvelle vie et qui sont tous les 4 dans les premiers de leurs classes, preuve qu’effectivement le CNED est une très bonne école. Les bas sont plutôt pour les parents qui galèrent pour trouver du boulot, qui découvrent que l’argent leur file entre les doigts, et qu’il va falloir trouver très vite une solution pour nourrir et habiller tout ce petit monde… Après le pain blanc de la vie de bateau, le pain noir du retour sur terre !


Avant dernières news:
Bazas (Gironde, France), le 21/08/2011 :
Oui, vous avez bien lu, c'est de Bazas en Gironde que nous vous donnons de nos nouvelles, après 7 mois de long silence. Et  nous ne sommes malheureusement pas en vacances ... mais bel et bien de retour à la vie terrienne. En France déjà depuis trois mois, nous commençons à peine à prendre nos marques, il faut dire que rien n'est facile dans notre "douce" France, surtout pour des gens qui ont disparu des tablettes pendant 6 longues années et qui n'ont ni adresse ni boulot. Mais, on y arrive petit à petit, les enfants sont inscrits à l'école, on a acheté une voiture, on a trouvé une location dans le sud-Gironde. Ne reste plus qu'à trouver un... euh, comment on dit déjà ? Ah oui, un boulot !
Les contingences de la vie "normale" nous ont donc rattrapés, c'est comme ça qu'on dit, plus possible de faire semblant de les ignorer. Notre grand Léo a seize maintenant, et continuer à le priver de tout ce qui fait la vie d'un ado, à savoir l'école avec d'autres, mais aussi les filles, les potes, et tout ce qui va avec, aurait relevé de l'inconséquence égoïste. Les enfants ne doivent pas pâtir des rêves de leurs parents. Léo ne s'est jamais plaint de quoi que ce soit, bien au contraire, mais c'est parce qu'il ne connaît rien d'autre que la vie de bateau et les îles perdues. Et le problème qui se pose aujourd'hui pour Léo, se posera pour Carla, notre deuxième, dans une paire d'année, puis pour Fiona, notre troisième, dans 4 ans, puis pour Nathan, notre quatrième, dans 6 ans. Quand on fait les comptes, ça fait qu'on est scotchés pour une dizaine d'années au bas mot. Fallait pas faire 4 gosses.... (Joke). Nous avions bien d'abord pensé à la solution intermédiaire qui aurait été de nous installer en Australie ou en Nouvelle-Zélande pour y mettre les enfants à l'école, mais nous avons rapidement déchanté dès que nous avons mis notre nez dans l'arsenal des lois anti-immigrations de ces deux pays on ne peut plus accueillants avec les étrangers. Et compris que la seule issue possible était le retour au bercail. C'est la vie ! Mais n'allez pas croire que nous sommes au fond du trou. Ce n'est pas  notre genre. Bien sûr, on regrette déjà un peu notre ancienne vie de nomades des mers, mais on ne se laisse pas abattre. On attaque cette nouvelle étape de notre vie  la tête pleine de projets et le cœur plein d'énergie, d'entrain et d'espérance. Et puis revenir au pays ne revêt pas que des mauvais côtés. Les retrouvailles avec la famille, les copains et la bonne bouffe limitent avec efficacité, pour l'instant en tout cas, les petits moments de nostalgie. Et de toute façon, on sait déjà que dans une dizaine d'années, une fois que notre petit dernier se débrouillera dans la vie sans nous, on repartira, et là, no limit !
Voilà pour le scoop !  C'est un peu triste mais, bon, on a eu notre tranche (et une grosse) et, comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin.
Nos 4 derniers mois de vadrouille se sont passés comme dans un rêve. On a terminé notre voyage par une sorte d'apothéose de robinsonnade. Après le Nord des Lau Islands, l'an dernier, nous en avons visité le Sud qui est un véritable concentré de tout ce que l'on adore dans la vie de bateau : solitude absolue, mouillages calmes et idylliques, faune et flore intactes, paysages grandioses et magnifiques. Et ce qui ne gâche rien, pour la première fois depuis bien longtemps, le bricoleur en chef a été au chômage technique  pendant toute la période. Aucun pépin technique pendant 4 mois, ça n'était jamais arrivé depuis le début du voyage !  Seules les navigations ont été un peu difficiles avec notamment 600 miles de prés avec des mauvais vents montants à 35 nœuds. Mais comme à son habitude, la Casa n'a pas bronché. Bref, merci aux dieux des navigateurs de nous avoir offert  ces quatre magnifiques derniers mois en guise d'au revoir.
Notre Casa est en ce moment à Vuda Point Marina, Fiji islands. La larme à l'œil et la boule au ventre, nous l'avons confiée aux bons soins de nos amis Sud-Africains Claude et Ronelle qui habitent à la marina, et qui nous ont gentiment proposé de faire tourner les moteurs, de l'aérer et de la nettoyer régulièrement. Merci à eux, on se sent quand même mieux de la savoir accompagnée. Notre maison flottante va donc rester là le temps de savoir la tournure que va prendre notre vie. On espère pouvoir financièrement la garder. Pour des raisons sentimentales bien sûr, mais aussi pour pouvoir continuer à naviguer dans ces endroits merveilleux pendant nos vacances à venir. La partie n'est certes pas gagnée mais on mettra tout en œuvre pour ne pas nous séparer de notre Casa qui nous a donné tant de bonheur.
Voilà, notre belle aventure est terminée. C'est une autre aventure, la réinsertion, qui se profile maintenant devant nous. Nous ne manquerons pas de vous tenir  au courant de nos progrès lors de nos prochaines mises à jour. Contre les vents et marées de la vie trépidante qui nous attendent dès la rentrée, nous allons en effet nous efforcer de terminer tous les récits que nous avons en retard. Autrement dit, encore quelques mois, voire plus ... mais vous avez l'habitude maintenant, n'est-ce-pas ?

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