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La première année, nous nous
mettons en quête d'un technico-commercial pour me remplacer auprès de
mes clients. L'oiseau rare est déniché au bout de six mois et nous voilà
partis sur les routes pour une campagne 2003 à deux. Le nouveau est
présenté aux clients et petit à petit, insensiblement, il se débrouille
tout seul, si bien qu'en 2004, la transition est assurée. Le nouveau est
performant et les clients savent que je suis toujours là pour le
suppléer en cas de problème.
En interne, mes collaborateurs commencent à se poser des questions et je
profite donc des entretiens annuels en septembre 2003 pour informer
chacun que je prends plusieurs années sabbatiques pour réaliser un tour
du monde en bateau. Mon associé me remplacera à la tête de l'entreprise
durant le temps de mon absence.
En 2004, mes activités
professionnelles sont réduites à une peau de chagrin. Les clients
m'oublient et l'entreprise tourne sans moi. J'en suis toujours le PDG et
actionnaire majoritaire, et ma seule activité est de vérifier que tout
se passe bien. Mes apparitions au bureau et en clientèle s'espacent de
plus en plus, deviennent sporadiques puis inexistantes. Nul n'est
irremplaçable (ça fout même un peu les boules), l'entreprise tourne
aussi bien sans moi qu'avec moi.
En septembre 2004, je ne suis plus
salarié de l'entreprise et je peux me consacrer entièrement à
la préparation du voyage. Tout s'est passé comme prévu, trois ans après
la révélation du projet à Tristan, mon associé, je suis libre de toute
activité. Tout est parfaitement chronométré, le bateau est livré à Capetown en
décembre 2004.
Merci mille fois à Tristan pour l'attitude positive qu'il s'est toujours efforcé d'avoir
en ce qui concerne notre projet.
D'où viennent nos revenus pendant le voyage ?
Dans le projet initial, nous sommes censés vivre pendant notre
voyage sur les dividendes créés chaque année par l'entreprise. Ne
travaillant plus dans la société, je ne peux pas prétendre à un salaire,
par contre en tant qu'actionnaire, j'ai bien sûr accès aux dividendes.
Le risque, c'est que si une année les affaires vont mal, il n'y aura pas
de dividendes donc pas de revenus. Les 5 années précédents mon départ
sont plutôt rassurantes à ce sujet, à chaque fois il y avait ce qu'il
fallait
pour que l'on puisse vivre correctement sur notre bateau. Mais on ne sait
jamais... D'autant plus que la viticulture en France et en Gironde est
en crise.
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AVANT LE
DÉPART |
Comment est né le projet
Comment j'ai appris à naviguer
L'ADMINISTRATIF
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